Pas de portières, une garde au sol surélevée, une bonne bouille : la Mini Moke a joué les starlettes sur les plages du monde entier. Sa descendante Beachcomber espère connaître le même succès auprès du public du salon de Detroit.

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En anglais, Beachcomber désigne une vague déferlante ou une personne vivant au bord de la mer à la manière de Robinson Crusoé. C’est également le nom d’une chaîne d’hôtels installée aux Seychelles et sur l’île Maurice. Le ton est donné : l’appellation de ce concept Mini découvrable, bientôt présenté à Detroit, fleure bon le sable fin, l’eau turquoise et les planches de surf. Certains détails de carrosserie, comme la calandre et les bas de caisse cloisonnés, rappellent même son aïeule, la fameuse Mini Moke, reine des plages tropéziennes dès la fin des années 60. Mais la comparaison s’arrête là, car la Beachcomber Concept est autrement plus sûre que la Moke, dont la simplicité (quatre sièges posés sur une plate-forme d’Austin Mini, un volant, un pare-brise et une capote) ne rimait pas avec sécurité.

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Pour réaliser un concept car, Mini a pris pour base son futur crossover dans sa version à transmission intégrale. Les phares, rappels de clignotant et feux arrière sont d’ailleurs ceux de la version définitive du 4×4. De même pour le tableau de bord, mais dans un habillage plus sobre. De chaque côté, le bas de caisse est renforcé et rehaussé pour palier la suppression du pied milieu. En cas d’averse, toutes les ouvertures sont protégées par de la toile se fixant à l’aide de boutons-pression au niveau du toit, des portières et du coffre, comme sur une Jeep Willys ou une Citroën Méhari. Plus que l’extérieur, de couleur gris taupe, c’est cependant l’habitacle qui éveille la curiosité.

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Entièrement habillée d’un tissu utilisé pour les combinaisons de plongée, la sellerie rouge et noire, surpiquée de fil turquoise, est pour le moins originale. Autre détail amusant, des bandes de grip servant habituellement à recouvrir les manches de raquettes de tennis enveloppent la jante du volant. Pourquoi avoir imaginé la Beachcomber ? Gert Hildebrand, patron du design de la marque, nous dévoile son planning : « Après la Mini Crossover Concept exposée à Paris en 2008, cette voiture de plage est la deuxième phase du lancement de la future Mini crossover. Viendra ensuite la révélation du crossover de série au prochain salon de Genève, ce sera l’occasion de vous dévoiler son nom définitif. Enfin, son lancement interviendra à l’automne 2010. »

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Et quand on lui demande si une voiture ludique inspirée de la Beachcomber sortira un jour, Gert Hildebrand ajoute : « Nous devons d’abord commercialiser le crossover en 4×4 et 4×2, puis les Coupé et Roadster que vous avez vus à Francfort. Après, on verra ! ». Que le Beachcomber devienne ou pas une voiture de série, la marque Mini se scinde désormais en deux familles distinctes. Celle d’Oxford qui fabrique les « petites » berline, cabriolet, break (3,70 à 3,94 m de long) et, bientôt, les modèles Roadster et Coupé. Ainsi que la branche autrichienne, qui construira, dans l’usine Magna-Steyr, le « gros » crossover (4,07 m) sur les chaînes chargées de monter l’actuel BMW X3, un cousin germain !

Auteur : Philippe Lebrun pour L’automobile Mag