• Présentation

A peine égratignée par la crise, la Mini, icône citadine de BMW apparue dans sa livrée deuxième génération dès l’été 2006 avait volontairement zappé son cabriolet pour mieux se décliner en Clubman à l’été 2007. Aujourd’hui, elle fleurit dans les concessions en profitant des avancées de ses petites sœurs. Notamment une longueur accrue de 7 cm pour friser les 3.70m et surtout le remplacement sous le capot du polluant moteur Chrysler par un 1600 cm3 ultra moderne signé BMW/PSA. Avec pour cette version à ciel ouvert des évolutions plus ou moins réussies.

Au crédit de cette nouvelle Mini cabriolet citons la disparition des arceaux de sécurité disgracieux et une capote inédite intégrant un astucieux toit ouvrant.
Au passif une rigidité pas vraiment convaincante, une rétro-vision toujours limitée (avec ou sans capote) et une capacité de coffre insuffisamment améliorée. En compensation, le système « Easy Load » modifié facilite le chargement des bagages.

Du fait de l’implantation assez verticale du pare-brise et du pare-vent, les courants d’air très limités incitent par tous les temps à ôter la capote. Mini a donc osé installer « l’Open Timer », un compteur de temps passé à ciel ouvert. Insolite mais inutile. Plus sérieusement, nous avons apprécié la pêche à haut régime des 120 chevaux de cette Mini Cooper cabriolet (la S a droit à 175 chevaux et la JCW 211), sa maniabilité et son châssis scotché à la route. La Mini Cabriolet 2009 allonge encore la liste des options de personnalisation, notre modèle « horizon Blue » et sa capote « hot chocolate » ayant fait sensation. Prix de base : 23.450 €.

Design extérieur et intérieur

Les Mini 3 portes avaient évolué à l’été 2006 à l’exception de la Mini cabriolet première génération lancée deux ans plus tôt. C’est aujourd’hui chose faite et en l’allongeant de 7 cm pour atteindre quasiment 3.70 m, Mini a cherché à faire taire quelques critiques notamment concernant la capacité du coffre qui gagne 5 dm3 et 55 avec la banquette rabattue. Cette nouvelle dimension repose sur un empattement inchangé, seuls les porte-à-faux augmentent sans que ce soit réellement perceptible.
Outre les modifications mineures touchant la face avant, la nouvelle Mini cabriolet a troqué ses arceaux proéminents disgracieux contre un seul plus aplati, et la capote (qui gène toujours la rétro-vision une fois repliée) donne dans l’inédit en intégrant un astucieux toit ouvrant coulissant s’ouvrant en roulant jusqu’à une vitesse de 120 km/h. De bonne qualité, la capote (en noir, hot chocolate ou Denim blue) s’ouvre et se ferme en 12 secondes sans aucune intervention manuelle.
L’habitacle de la Mini Cabriolet bénéficie de nouvelles harmonies de couleurs et à gauche du compte-tours a poussé un cadran parfaitement inutile indiquant le temps passé décapoté ! A noter en option à 100 € sur Pack Hot Spice les nouvelles jantes anthracite de 17 pouces baptisées « Black-Star Bullet ». Presque cadeau.
Mécanique et châssisComme les Mini 3 portes et Clubman, la Mini cabriolet 2009 hérite du nouveau 1600 cm3 BMW/PSA ultra moderne à injection directe. Atmosphérique sur notre Cooper d’essai, il délivre en version suralimentée 175 chevaux sur la Cooper S et jusqu’à 211 chevaux sur la JCW (John Cooper Works). La Cooper Cabriolet est annoncée à 5,7l en consommation normalisée (8l en réel durant notre test) et ne rejette que 137 grammes de CO². Le résultat de ce que Mini appelle le « Minimalism » (le pendant de l’EfficientDynamics de BMW) comprenant la fonction « auto start », la récupération d’énergie au freinage, l’indicateur de changement de rapport, l’optimisation des trains roulants etc…
Côté châssis, la Mini cabriolet et ses roues aux quatre coins s’apparente toujours bien à un kart, l’accroissement des porte-à-faux ne perturbant en rien la stupéfiante tenue de route. On regrettera seulement la rigidité moyenne de la caisse mais Mini s’est attaché à éviter les kilos superflus.

Sur la route

La conduite d’une Mini fait partie des bons moments dans la vie d’un essayeur. Surtout lorsqu’il s’agit de la version cabriolet. Malgré le peu d’espace dévolu aux occupants des places avant (on joue vite des coudes avec son passager) et une planche de bord un peu gadget et peu soigné (en regard du prix), on entame l’essai le sourire aux lèvres comme si on se trouvait aux commandes d’un beau jouet, unique sur le marché. Au point que nous n’avons pas trouvé de rivales décapotables pour remplir nos fiches comparatives. Une 2+2 tendance, mâtinée « Premium », personnalisable à l’infini, de 3.70m et dans cette fourchette de prix, ça n’existe nulle part ailleurs.
L’exclusivité tient aussi au comportement et aux sensations offertes par la Mini cabriolet que nous avons volontairement essayé en Cooper de base animé de son 1600 cm3 120 chevaux. Certes, la S et surtout la JCW auraient déménagé davantage mais la Cooper constitue à notre avis le meilleur rapport qualité/prix/plaisir. Une direction très directe, des freins puissants et endurants, une commande de boite rapide, une adhérence incroyable sur tous revêtements et une mécanique tonique au dessus de 4000 tours: le cocktail est détonant. Bien protégé des courants d’air par le pare brise plutôt relevé et le pare-vent (qui condamne cependant les places arrière), on attaque sans réserve en profitant de la vivacité d’une Mini qui vire à plat et semble invulnérable aux mauvais revêtements. En revanche, on déplore quelques tremblements de la caisse dus à une rigidité moyenne et un confort très ferme. Les sièges bien dessinés et assortis de nouveaux réglages permettent une position de conduite agréable. Reconnaissons encore que capoté, l’insonorisation laisse un peu à désirer tout comme la rétro-vision. Des critiques que ne retiendront pas la clientèle jeune et en majorité féminine de cette citadine ludique à souhait.
Source : Jean-François Destin Pour Motorlégend.com

mini-cabrio-montpellier