La nouvelle Focus RS n’est pas encore commercialisée, et pourtant elle est déjà considérée comme un phénomène. Par son prix, déjà, 33 650 euros, soit un peu plus de 110 euros le cheval contre 150 euros pour sa concurrente directe, la Subaru Impreza WRX STi. Chez Ford, la griffe RS est depuis près de quarante ans synonyme d’excellent rapport prix/performances et de sportivité exacerbée, que ce soit sur route, sur circuit ou en rallye. Mais la nouvelle Focus RS, développée sur une base de Focus ST, restera à jamais gravée dans les tablettes comme étant la traction avant de série la plus puissante du moment.

FORD Focus RS
© Ford

Les Capri, Fiesta, Escort, Sierra ou Focus RS première du nom, parmi d’autres, ont pourtant marqué leur époque. En propulsion, traction ou transmission intégrale, aucune n’avait cependant réussi à relever un tel défi : faire passer efficacement au sol, par l’intermédiaire des seules roues avant, 305 chevaux et 440 Newton-mètre ! Pour juguler une telle cavalerie, les ingénieurs ont reconduit le différentiel autobloquant purement mécanique de marque Quaife, déjà présent sur la précédente Focus RS de 2002. Rappelons que cet équipement permet d’éviter à la roue intérieure de patiner en virage, d’où une meilleure motricité. Mais pour transcender son comportement, la Focus RS adopte également, c’est nouveau, un train avant à pivot découplé, comme sur les Renault Clio et Mégane RS. Pour résumer, l’axe du pivot est découplé du sytème d’amortissement. Cette solution diminue les effets de couple sur la direction et permet également d’augmenter la chasse et donne plus d’efficacité en appui. a baptisé son propre système « RevoKnuckle ».

merci a : motorlegend.com